Category: Livres,Romans et littérature,Littérature anglaise

Mille soleils splendides (Littératures étrangères) Details

Après l'immense succès des Cerfs-volants de Kaboul : le nouveau roman de Khaled Hosseini. Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par cinquante ans de conflits, l'histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s'entremêlent, un chant d'amour poignant à une terre sacrifiée et à une ville : Kaboul. Forcée d'épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l'arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D'abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l'Afghanistan.Mais parviendront-elles jamais à s'arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs " mille soleils splendides " ?

Reviews

A la suite du captivant « Les cerfs-volants de Kaboul », premier roman de Khaled Hosseini, la lecture de « Mille soleils splendides » s'imposait tout naturellement.Une fois le livre terminé, force est de constater que l'auteur ne change pas une recette qui marche. Car nombreuses sont les similitudes avec son premier ouvrage.Les deux fois, l'histoire commence en temps de paix, et c'est en accompagnant les personnages principaux dans leur histoire particulière que l'on plonge dans les différentes guerres et régimes totalitaires subis par les Afghans dès la fin des années 70.Alors que les protagonistes étaient deux garçons dans « Les cerfs-volants de Kaboul», dont l'amitié prend fin suite à la lâcheté du nanti sur le serviteur, « Mille soleils splendides » traite de la relation d'abord conflictuelle puis pleine de connivence des deux femmes d'un même homme brutal, bien plus âgé et profitant de sa position dominante pour opprimer celles qu'il considère avant tout comme ses servantes.Même s'il ne connaît pas autant de rebondissements que « Les cerfs-volants de Kaboul », le récit n'en demeure pas moins haletant. A l'instar du port de la burka imposé à ces deux Afghanes - véritable négation de leur identité et de leur liberté -, la chape de soumission et de violence qui écrasent ces fragiles créatures est tout aussi impressionnante que leur courage et leur abnégation.Pour bien souligner la gémellité de ses deux premiers romans, et d'une certaine manière de ses protagonistes masculins et féminins souffrant tout autant de la barbarie des talibans, Khaled Hosseini relate une nouvelle fois l'exécution d'une femme dans le grand stade bondé de Kaboul. Si la première fois, cette exécution se vivait de l'extérieur par les yeux du héros masculin, cette fois-ci le même événement se vit de l'intérieur, dans la tête de la femme qui va se faire transpercer d'une balle. Quel que soit le point de vue narratif, l'horreur de l'événement est tout aussi effrayante. Cependant, sa deuxième occurrence permet d'en donner une dimension bien supérieure, puisqu'elle ne fait plus de la femme une simple victime expiatoire, mais une soeur qui se sacrifie pour le bien des siens.L'émotion est donc aussi forte à la lecture de ces deux romans. Dans les deux cas, elle naît de ce combat déséquilibré et injuste provoqué par l'inégalité des classes sociales, des sexes et des pratiques religieuses.