Category: Livres,Romans et littérature,Biographies
Ramon Details
« Je suis né de ce traître, il m’a légué son nom, son oeuvre, sa honte » : ainsi parle Dominique Fernandez de son père Ramon, à l’orée de cette enquête biographique, historique et intime. Le fils cherche à comprendre comment son géniteur, l’un des plus grands intellectuels de son temps, a pu être socialiste à trente et un ans, critique littéraire d’un journal de gauche à trente-huit, compagnon de route des communistes à quarante, fasciste à quarante-trois et collabo à quarante-six…Dominique Fernandez revisite ainsi l’histoire littéraire des années 1920-1940. Il y joint une remarquable analyse politique car R. F. est de tous les débats. Un bonheur de lecture émouvant, parfois bouleversant. Mais sans concession. Jean-Maurice de Montremy, Livres Hebdo.Prix de l’Essai France Télévisions.

Reviews
L'histoire de Ramon Fernandez racontée par son fils alors qu'il ne l'a presque pas connu. Par des textes, des carnets, Dominique Fernandez remonte dans la vie de son père et essaie de comprendre pourquoi ce brillant critique littéraire, cet auteur reconnu, a pu se retrouver au PPF le parti de Doriot et aller le plus loin possible, avec lui jusqu'à la collaboration. Dans cette recherche du "temps perdu", on sent la tristesse du fils qui maintenant a dépassé de beaucoup l'âge de son père, et qui ne l'a pas connu, ne lui a jamais parlé, pris entre sa mère et son père qui ne s'entendaient pas jusqu'au divorce.De plus cette enquête nous donne une vision de cette période de notre histoire entre la fin de la guerre de 14 et la mort de Ramon en 1945. Nous côtoyons des figures célèbres, Proust, Gide, Malraux, Saint Exupéry, Drieu la Rochelle, Céline, Maurois, Mauriac etc... Et nous les voyons vivre avec leurs questions, leurs croyances, leurs désillusions. Le climat de l'avant guerre de 39 est rendu avec ces intellectuels qui cherchent où se retrouver, vers les communistes, les fascistes, les ligues.... J'ai beaucoup aimé ce climat. Un bémol quand même : près de 900 pages, c'est beaucoup. Mais on peut lire, s'arreter et repartir. Et quelle langue !! Dominique Fernandez m'enchante toujours par sa prose intelligente.


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